ITW Frédéric St-Arnaud : matte-painter hollywoodien
Frédéric St-Arnaud est un très célèbre matte-painter ayant travaillé sur de nombreuses productions hollywoodiennes dont Sin City, Terminator Renaissance, Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal, Silent Hill, Le Jour où la Terre s’arrêta, etc. D’origine québécoise, cet artiste propose un résumé de ses 12 ans d’expérience sur son portfolio. Découvrez d’abord ci-dessous une interview exclusive pour Art-Spire !
D’où vous viens cette passion pour l’illustration et quelles études avez-vous faites pour en arriver là ?
De ce que je me souviens, j’ai toujours aimé dessiner. J’avais 3 ans quand j’ai dessiné mon premier personnage. Depuis ce temps, je n’ai jamais arrêté de dessiner. Il y a des gens pour qui c’est plus facile de savoir ce qu’ils vont faire dans la vie. Par chance, je faisais partie de ceux-là ! J’ai entrepris des études en arts visuels et en communication graphique jusqu’à ce que j’apprenne l’existence de programmes scolaires en animation 3D. J’ai alors choisis d’aller étudier en dessin animé et en animation 3D dans une école privée.
Pourquoi vous-êtes vous spécialisé dans le matte-painting ?
J’ai commencé à travailler en 1997 en tant qu’artiste en storyboard et animateur de personnages 3D. Ce n’est qu’en 2001 que j’ai découvert le métier de matte painter, j’ai alors décidé que ce domaine était fais pour moi. Ce dernier combine parfaitement mes 3 passions : l’illustration, le cinéma et les nouvelles technologies.
Où puisez-vous votre inspiration ?
Frederic St-Arnaud : Je suis un grand cinéphile ! Je puise beaucoup d’inspiration dans les films que je regarde, mais aussi dans les bandes dessinées, les séries TV. J’aime les histoires fantastiques et celles de science-fiction.
Lorsque vous travaillez sur un film, jusqu’où va votre liberté de création ? Avez-vous un poste où la pression est très grande ?
La liberté de création varie d’un projet à l’autre. Certains réalisateurs ont une idée très précise de la direction artistique de leur film alors que d’autre nous demande d’explorer et de proposer différentes avenues. En général, plus le projet en grand, plus il est précis et bien organisé. La pression peut être un élément quand même assez relatif pour chaque individu. Il y a toujours de la pression : contraintes de temps et d’argent, exigences élevées d’un client et aussi la compétition avec les autres matte painters. Je crois que c’est une question de gestion bien plus que de quantité de stress. Faire de son mieux avec ce qu’on a est la meilleure attitude à avoir pour éviter trop de pression.
Avec la diversité et la qualité des films auxquels vous avez participés, continuez-vous malgré tout d’apprendre encore aujourd’hui ?
Oui, j’apprends encore beaucoup. Chaque matte painting est nouveau. On me demande sans cesse de créer de nouveaux mondes. Un jour je dois créer les montagnes enneigées de l’Himalaya qui fondent à cause du réchauffement climatique accéléré et un autre jour, on me demande de créer un couché de soleil sur une cité futuriste de la planète XY-234.
L’avènement des films en 3D change t-il votre façon de travailler ?
L’avènement des films en 3D, soit le procédé appelé la stéréoscopie, change effectivement notre façon de travailler, mais les logiciels s’adaptent rapidement au changement et nous aident à rendre notre travail plus facile.
Vous imaginez-vous, à l’avenir, quitter le domaine du cinéma pour en explorer d’autres totalement différents ?
Pas vraiment ! Je suis un mordu du cinéma ! J’aime en regarder et j’aime aussi travailler dans ce milieu. Par contre, le monde du jeu vidéo est très intéressant pour son contenu imaginatif. Il n’y a pas de limites en jeu vidéo puisque tout est entièrement numérique.
Merci beaucoup pour cette interview.
Pour plus d’informations et créations, visitez StArno.net, portfolio graphique de l’artiste.










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